CFT: uncinetto che passione!

CFT: uncinetto che passione!

Il Collectif France Tricot è costituito da 5 ragazze appassionate d’uncinetto: Soso, Ema, Babooh, Mlle Quinc e Oury.
Dietro questi fantasiosi nomignoli si nascondono 5 amanti del lavoro a maglia che si propongono di rinnovare questa passione in chiave moderna.
Le loro creazioni, disseminate sottoforma di street art nel tessuto urbano parigino, abbelliscono la capitale francese dandole un tocco di colore inaspettato.
Il CFT organizza regolarmente delle serate-aperitivo finalizzate a promuovere la loro passione a un numero crescente di adepte del punto e croce.
Possiedono un sito, un blog, un seguitissimo gruppo su Facebook e un libro monografico che parla della loro iniziativa.
Il collettivo, inoltre, lancia spesso delle sfide originali: vestire di maglie tricolori i pali della luce, decorare con graziosi maglioncini statue di personaggi famosi, abbellire le cassette delle lettere o i bidoni della spazzatura, realizzare graffiti di lana.

http://c-f-t.net

En apesanteur – Calogero

J’arrive à me glisser
Juste avant que les portes ne se referment
Elle me dit “quel étage”
Et sa voix me fait quitter la terre ferme
Alors
Les chiffres dansent
Tout se mélange
Je suis en tête-à-tête avec un ange

En apesanteur
Pourvu que les secondes soient des heures
En apesanteur
Pourvu qu’on soit les seuls
Dans cet ascenseur

Elle arrange ses cheveux
J’ai le coeur juste au bord des yeux
Et sans la regarder je sens la chaleur
D’un autre langage
Alors
Les yeux rivés
Sur les étages
Pourvu que rien n’arrête le voyage

En apesanteur
Pourvu que les secondes soient des heures
En apesanteur
Pourvu qu’on soit les seuls
Dans cet ascenseur
Dans cet ascenseur

J’arrive à me glisser
Juste avant que les portes ne se referment

En apesanteur
Pourvu que les secondes soient des heures
En apesanteur
Pourvu qu’on soit les seuls
Dans cet ascenseur

En apesanteur
Pourvu que les secondes soient des heures
En apesanteur
Pourvu qu’on soit les seuls
Dans cet ascenseur .

Respire – Mikey 3D

Approche toi petit écoute moi gamin
Je vais te raconter l’histoire de l’être humain
Au début y’avait rien, au début c’était bien
La nature avancait y’avait pas de chemin
Puis l’homme a débarqué avec ses gros souliers
Des coups de pieds dans la geule pour se faire respecter
Les routes à sens unique qui s’est mise à tracer
Les fleches dans la plaine se sont multipliés
Et tout les elements se sont vus maitrisés
En deux, trois mouvement l’histoire était pliée
C’est pas demain la veille qu’on fera marche arriére
On a meme commencés à polluer le désert

Refrain :
Il faut que tu respires
Et ca c’est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire
Et c’est pas rien de le dire

D’ici quelques années on aura bouffé la feuille
Et tes petits enfant ils n’uauront plus qu’un oeil
En plein milieu du front, ils te demanderont
Pourquoi toi tu en as deux ? toi tu passera pour un con
Ils te diront comment t’as pu laisser faire ca
De raboter, défendre, leur expliquer tout bas
C’est pas ma faute à moi, c’est la faute aux anciens
Mais y’aura plus personne pour te laver les mains
Tu leur raconteras l’époque où tu pouvais
Manger des fruits dans l’herbe, allongé dans les prés
Y’avait des animaux partout dans la foret
Au début du printemps les oiseaux revenaits

Refrain :
Il faut que tu respires
Et ca c’est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire
Et c’est pas rien de le dire
Il faut que tu respires
C’est demain que tout le temp le pire
Tu vas pas mourir de rire
Et c’est pas rien de le dire

Le coeur dans cette histoire, c’est qu’on est des esclaves
Quelque part assasins, ici bien incapables
De regarder les arbres sans se sentir coupables
A moitié défoqués 100% misérables
Alors voila petit l’histoire de l’être humain
C’est pas jolie, jolie et je ne connais pas la fin
T’es pas né dans un chou mais plutot dans un trou
Qu’on remplit tout les jours comme une fosse à burin

Refrain :
Il faut que tu respires
Et ca c’est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire
Et c’est pas rien de le dire
Il faut que tu respires
C’est demain que tout le temp le pire
Tu vas pas mourir de rire
Et ca c’est rien de le dire
Il faut que tu respires
Il faut que tu respires
Il faut que tu respires
Il faut que tu respires

Sinsémilia – Tout le bonheur du monde

{Refrain:}
On vous souhaite tout le bonheur du monde
Et que quelqu’un vous tende la main
Que votre chemin évite les bombes
Qu’il mène vers de calmes jardins.

On vous souhaite tout le bonheur du monde
Pour aujourd’hui comme pour demain
Que votre soleil éclaircisse l’ombre
Qu’il brille d’amour au quotidien.

Puisque l’avenir vous appartient
Puisqu’on n’contrôle pas votre destin
Que votre envol est pour demain
Comme tout c’qu’on a à vous offrir
Ne saurait toujours vous suffir
Dans cette liberté à venir
Puisque on sera pas toujours là
Comme on le fut aux premiers pas.

{au Refrain}

Toute une vie s’offre devant vous
Tant de rêves a vivre jusqu’au bout
Surement plein de joie au rendez-vous
Libre de faire vos propres choix
De choisir qu’elle sera votre voie
Et où celle-ci vous emmenera
J’espère juste que vous prendrez le temps
De profiter de chaque instant.

{au Refrain}

Ché pas quel monde on vous laissera
On fait d’notre mieux, seulement parfois,
J’ose espérer que c’la suffira
Pas à sauver votre insoucience
Mais à apaiser notre conscience
Aurais-je le droit de vous faire confiance…

{au Refrain}

Olivia Ruiz – J’traine des pieds

J’traînais les pieds, des casseroles
J’n'aimais pas beaucoup l’école
J’traînais les pieds, mes guiboles abîmées
J’explorais mon quartier

J’traînais des pieds dans mon café
Les vieux à la belotte braillaient
Papi, mamie, tonton André et toutes ces pépées
A mes p’tits soins, à m’pouponner

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p’tit coeur tout mou
bousillées mes godasses, bousillé sur ma joue
bousillées les miettes de nous

La fumée du boeuf bourguignon
Toute la famille tête dans l’guidon
Du temps où ont pouvaient faire les cons
Les pensionnaires, les habitués, les gens d’passage surtout l’été
Joyeux bordel dans mon café

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p’tit coeur tout mou
balayée la terrasse, envolé le bout d’chou
envolées les miettes de nous

Je traîne les pieds, j’traîne mes casseroles
J’n'aime toujours pas l’école

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p’tit coeur tout mou
bousillées mes godasses, bousillé sur ma joue
bousillées les miettes de nous

Sans contrafacon – Mylène Farmer

Puisqu’il faut choisir
A mots doux je peux le dire
Sans contrefaçon
Je suis un garçon
Et pour un empire
Je ne veux me dévêtir
Puisque sans contrefaçon
Je suis un garçon

Tout seul dans mon placard
Les yeux cernés de noir
A l’abri des regards
Je défie le hasard
Dans ce monde qui n’a ni queue ni tête
Je n’en fais qu’à ma tête
Un mouchoir au creux du pantalon
Je suis chevalier d’Eon

Puisqu’il faut choisir
A mots doux je peux le dire
Sans contrefaçon
Je suis un garçon
Et pour un empire
Je ne veux me dévêtir
Puisque sans contrefaçon
Je suis un garçon

Tour à tour on me chasse
De vos fréquentations
Je n’admets pas qu’on menace
Mes résolutions
Je me fous bien des qu’en dira-t-on
Je suis caméléon
Prenez garde à mes soldats de plomb
C’est eux qui vous tueront

Puisqu’il faut choisir …

A la campagne – Bénabar

A la campagne
Y a toujours un truc à faire
Aller aux champignons
Couper du bois, prendre l’air
A la campagne
On se fout des horaires
Comme les maisons du même nom
C’est secondaire

A la campagne
Y a toujours un truc à voir
Des sangliers, des hérissons
Des vieux sur des tracteurs
A la campagne
Y a des lieux pleins d’Histoire
Des châteaux tout cassés
Et des arbres centenaires

A la campagne
Quand on est citadin
A la campagne
On demande aux paysans
Le temps qu’il fera demain

A la campagne
On veut de l’authentique
Du feu de cheminée
Et du produit régional
A la campagne
Il nous faut du rustique
Un meuble qui n’est pas en bois
Ça nous ruine le moral

A la campagne
On dit qu’on voudrait rester
Quitter Paris, le bruit,
Le stress et la pollution
A la campagne
C’est la fête aux clichés
La qualité de vie
Et le rythme des saisons

A la campagne
On se prête des pulls
Quand on se traîne sur la terrasse
A la campagne
Y a des jeux de société
Auxquels il manque des pièces

A la campagne
La nuit on ferme des volets
Y a des bruits dans la maison
Et dehors dans la forêt
A la campagne
Dans mon lit, plutôt que rêver,
Je préfère pas fermer l’œil et flipper

A la campagne
En principe on se lève tôt
Pas moi, je dors encore
Pour des raisons que vous savez

A la montagne,
Y a des chalets, des chamois
Mais c’est pas l’objet
De cette chanson…
J’ voulais juste voir si vous suiviez

A la campagne
Quand arrive le dimanche soir
A la campagne
Pour éviter les bouchons
On va p’t-êt’ pas rentrer trop tard

A la campagne
J’ai envie d’être campagnard
D’avoir une grosse moustache
Et un gilet en velours
A la campagne
J’ai envie de parler terroir
“J’ m’en vas cercler l’ calanchet
Pour pas qu’il vente
Dans les labours”

Ça me donne envie
D’être robuste et taiseux
Le patriarche bourru
D’une série de l’été de France2
L’histoire d’une famille
Qui lutte pour son domaine
Mais j’ai jamais le temps
Parce que j’ reste que le week-end

A la campagne
Entends-tu au loin le cri
De la grivette cendrée ?
A la campagne
S’il neige à la Noël,
Je rentrerai les bistouquets dans l’étable…

L’effet papillon – Bénabar

Si le battement d’ailes d’un papillon quelque part au Cambodge
Déclenche, sur un autre continent, le plus violent des orages
Le choix de quelques-uns dans un bureau occidental
Bouleverse des millions de destins, surtout si le bureau est ovale

Il n’y a que l’ours blanc qui s’étonne que sa banquise fonde
Ça ne surprend plus personne, de notre côté du monde
Quand le financier s’enrhume, ce sont les ouvriers qui toussent
C’est très loin la couche d’ozone mais c’est d’ici qu’on la perce

C’est l’effet papillon : petite cause, grande conséquence
Pourtant jolie comme expression, petite chose, dégât immense

Qu’on l’appelle “retour de flamme” ou “théorie des dominos”
“Un murmure devient vacarme” comme dit le proverbe à propos
Si au soleil tu t’endors, de Biafine tu t’enduiras
Si tu mets une claque au videur, courir très vite tu devras
Si on se gave au resto, c’est un fait, nous grossirons
Mais ça c’est l’effet cachalot, revenons à nos moutons (à nos papillons)
Un hôtel un après-midi “aventure extra-conjugale”
Puis, le coup de boule de son mari, alors si ton nez te fait mal

C’est l’effet papillon, c’est normal fallait pas te faire chopper
Si par contre t’as mal au front, ça veut dire que c’est toi l’mari trompé

Avec les baleines on fabrique du rouge à lèvres, des crèmes pour filles
Quand on achète ces cosmétiques, c’est au harpon qu’on se maquille
Si tu fais la tournée des bars, demain, tu sais qu’t'auras du mal
Pour récupérer, à huit heures, ton permis au tribunal

C’est l’effet papillon petite cause, grande conséquence
Pourtant jolie comme expression, petite chose, dégât immense

Le papillon s’envole, le papillon s’envole
Tout bat de l’aile
Le papillon s’envole, le papillon s’envole
Tout bat de l’aile

Sans dire un mot – Emmanuel Moire

Je ne sais pas où aller,
Pour tomber sur tes pas.
Si c’est dans la ville où je suis né,
Ou tout près de chez moi.
Je ne sais pas deviner,
A quoi ressemble ta voix.
Et j’ai voulu l’écouter plus d’une fois.
Mais quand on se verra,
Un jour ou l’autre,
Mais quand tu seras là,
Ce jour ou l’autre,
Je saurais que c’est toi,
Parmi tant d’autre,
Même sans dire un mot,
Sans dire un mot.
Je ne sais pas quoi toucher,
Pour tomber sur tes doigts.
Nus ils nous arrivent de poser,
Nos mains au même endroit.
Je ne sais pas où chercher,
Mais j’ai compris parfois,
Que j’aurais du regarder devant moi.
Mais quand on se verra,
Un jour ou l’autre,
Mais quand tu seras là,
Ce jour ou l’autre,
Je saurais que c’est toi,
Parmi tant d’autre,
Même sans dire un mot,
Sans dire un mot.
Sans dire un mot….
Sans dire un mot….
Mais quand on se verra,
Un jour ou l’autre,
Mais quand tu seras là,
Ce jour ou l’autre,
Je saurais que c’est toi,
Parmi tant d’autre,
Même sans dire un mot,
Sans te dire un mot….
Je saurais que c’est toi,
Parmi tant d’autre,
Même sans dire un mot,
Sans te dire un mot…

Manhattan-Kaboul: Renaud et Axelle Red

Petit Portoricain, bien intégré quasiment New-yorkais
Dans mon building tout de verre et d’acier,
Je prends mon job, un rail de coke, un café,

Petite fille Afghane, de l’autre côté de la terre,
Jamais entendu parler de Manhattan,
Mon quotidien c’est la misère et la guerre

Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle

Un 747, s’est explosé dans mes fenêtres,
Mon ciel si bleu est devenu orage,
Lorsque les bombes ont rasé mon village

Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle

So long, adieu mon rêve américain,
Moi, plus jamais esclave des chiens
Ils t’imposait l’islam des tyrans
Ceux là ont-ils jamais lu le coran ?

Suis redev’nu poussière,
Je s’rai pas maître de l’univers,
Ce pays que j’aimais tell’ment serait-il
Finalement colosse aux pieds d’argile ?

Les dieux, les religions,
Les guerres de civilisation,
Les armes, les drapeaux, les patries, les nations,
Font toujours de nous de la chair à canon

Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle

Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle

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