Les Voisines – Renan Luce

J’ai toujours préféré aux voisins les voisines
Dont les ombres chinoises ondulent sur les volets
Je me suis inventé un amour pantomime
Où glissent en or et noir des bas sur tes mollets
De ma fenêtre en face, j’caresse le plexiglas
J’maudis les techniciens dont les stores vénitiens
Découpent en tranches la moindre pervenche
J’ai toujours préféré aux voisins les voisines
Qui sèchent leurs dentelles au vent sur les balcons
C’est un peu toi qui danse quand danse la mousseline
Invité au grand bal de tes slips en coton
De ma fenêtre en face, j’caresse le plexiglas
Je maudis les méninges inventeurs du sèche-linge
Plus de lèche vitrine a ces cache-poitrine
J’ai toujours préféré aux voisins les voisines
Qui vident leurs armoires en quête d’une décision
Dans une heure environs, tu choisiras le jean
Tu l’enfileras bien sur dans mon champ de vision
De ma fenêtre en face, j’caresse le plexiglas
Concurrence déloyale de ton chauffage central
Une buée dense interrompt ma transe
Puis des effets rideaux et c’est la goute d’eau
Un ravalement de façade me cache ta palissade
Une maison de retraite, construite devant ma fenêtre
Sur un fil, par centaines, sèchent d’immenses gaines

Parce qu’on vient de loin – Corneille

Nous sommes nos propres pères
Si jeunes et pourtant si vieux, ça me fait penser, tu sais
Nous sommes nos propres mères
Si jeunes et si sérieux, mais ça va changer
On passe le temps à faire des plans pour le lendemain
Pendant que le beau temps passe et nous laisse vide et incertain
On perd trop de temps à suer et s’écorcher les mains
A quoi ça sert si on n’est pas sûr de voir demain
A rien

{Refrain:}
Alors on vit chaque jour comme le dernier
Et vous feriez pareil si seulement vous saviez
Combien de fois la fin du monde nous a frôlés
Alors on vit chaque jour comme le dernier
Parce qu’on vient de loin

Quand les temps sont durs
On se dit : “Pire que notre histoire n’existe pas”
Et quand l’hiver perdure
On se dit simplement que la chaleur nous reviendra
Et c’est facile comme ça
Jour après jour
On voit combien tout est éphèmere
Alors même en amour
J’aimerai chaque reine
Comme si c’était la dernière
L’air est trop lourd
Quand on ne vit que sur des prières
Moi je savoure chaque instant
Bien avant que s’éteigne la lumière

{au Refrain}

Jour après jour
On voit combien tout est éphémère
Alors vivons pendant qu’on peut encore le faire
Mes chers

{au Refrain}

Rue de la paix – Zazie

Je vends mon auto
Puisque je roule trop vite
Et que ça me fait peur
Je vends mon magot
Puisque tant de réussite
Ne fait pas mon bonheur

Je vends mes charmes
Et mes armes
Ma violence et ma douceur
Je sauve ma peau
Vends mon âme au diable

Je vends mon usine
Avant que l’oxygène
Ne vienne à me manquer
Je vends ma gazoline
Avant que la mer ne vienne
Mourir à mes pieds

Je sauve la peau de l’ours
Avant de l’avoir tué
Je sauve les meubles
Et vends la maison

{Refrain:}
Pour mettre un hôtel, rue de la paix {x2}
Un monde où tout le monde s’aimerait
Enfin
J’achète un château en Espagne {x2}
J’achète un monde où tout le monde gagne
A la fin

Je vends ma carte chance
Et je puise dans la caisse
On a bien mérité
De toucher une avance
Si c’est pour rendre la caisse
A la communauté

Je passe à l’action
Quitte à monopoliser l’attention
Et rester quelques jours en prison

{au Refrain}

Je vends tout ce que j’ai
Contre tout ce qui me manque
Je vends ce qui s’achète
Contre ce qui n’a pas de prix

Je vends ce que je vaux
Contre ce qui m’est le plus cher
Et si ça ne vaut pas un clou
Tant pis, je donnerai tout

{au Refrain}

Un hôtel rue de la paix
Un château en Espagne
J’achète un monde où tout le monde gagne

Alors on Danse – Stromae

Qui dit étude dit travail,
Qui dit taf te dit les thunes,
Qui dit argent dit dépenses,
Qui dit crédit dit créance,
Qui dit dette te dit huissier,
Oui dit assis dans la merde.
Qui dit Amour dit les gosses,
Dit toujours et dit divorce.
Qui dit proches te dis deuils car les problèmes ne viennent pas seul.
Qui dit crise te dis monde dit famine dit tiers- monde.
Qui dit fatigue dit réveille encore sourd de la veille,
Alors on sort pour oublier tous les problèmes.
Alors on danse… (X9)
Et la tu t’dis que c’est fini car pire que ça ce serait la mort.
Qu’en tu crois enfin que tu t’en sors quand y en a plus et ben y en a encore!
Ecstasy dis problème les problèmes ou bien la musique.
Ca t’prends les trips ca te prends la tête et puis tu prie pour que ça s’arrête.
Mais c’est ton corps c’est pas le ciel alors tu t’bouche plus les oreilles.
Et là tu cries encore plus fort et ca persiste…
Alors on chante
Lalalalalala, Lalalalalala,
Alors on chante
Lalalalalala, Lalalalalala

Alors on chante (x2)
Et puis seulement quand c’est fini, alors on danse.
Alors on danse (x7)
Et ben y en a encore (X5)

Ca m’énerve – Helmut Fritz

J’entre au Costes boire un verre
Mais la serveuse me pompe l’air
J’ai pas la réservation
Je ressors j’ai l’air d’un con
Ca m’énerve, oui ça m’énerve
J’ai un cadeau à faire
De chez Zadig & Voltaire
Le pull où c’est marqué “Rock”
Mais y’a la rupture de stock

Ca m’éneeeeerve
Toutes celles qui portent la frange à la Kate Moss
Ca m’éneeeeerve
Le rouge à lèvres c’est fini maintenant c’est le gloss
Ca m’éneeeeerve
Toutes celles qui rentrent dans le jean slim en taille 34
Ca m’éneeeeerve
La seule vue sur le string te donne envie de les abattre
Scheisse !

Devant le club VIP y’a plein de Lamborghini
Moi j’arrive sur mon vespa on me dit tu rentres pas
Mais ça m’énerve
J’entre chez Weston une blondasse au téléphone
Me dit : « j’peux vous aider ? »
Non je vous ai pas sonné
Elle m’énerve, mon Dieu qu’elle m’énerve
J’ai bu le mojito au Milliardaire
Dans le carré j’ai tout vomi par terre
J’ai perdu mon ticket pour le vestiaire
Je trouve pas de taxi, ach, c’est la guerre !

Ca m’éneeeeerve
Toutes celles qui portent la frange à la Kate Moss
Ca m’éneeeeerve
Le rouge à lèvres c’est fini maintenant c’est le gloss
Ca m’éneeeeerve
Toutes celles qui boivent le champagne rosé
Ca m’éneeeeerve
Pour oublier qu’en Jimmy Chooo t’as mal aux pieds
Ca m’énerve tous les gens qui font la queue chez Ladurée
Tout ça pour des macarons
Mais bon…
Il parait qu’ils sont bons

Ca m’éneeeeerve
Toutes celles qui dansent sur le dancefloor comme des princesses
Ca m’éneeeeerve
Si t’as la black card
eh bah tu verras leurs fesses
Ca m’éneeeeerve
Toutes celles comme toi qui écoutent beaucoup trop fort la musique
Ca m’éneeeeerve
Moi je monte les voir et je leurs dis avec le cric : “ça m’énerve”

Paname – Litfiba

Oh, boulevards de Paris
Nel tempo senza età
Corteo di maschere colora i muri
E’ il carnevale
C’è chi danza e chi canta
Siamo gli angeli
Vogliamo vendetta, cherie cherie
Per questo inferno
Oh, boulevards de Paris
Un po’ uomo, un po’ animale
A cavallo di u drago
La tentazione non può far male
A Paname, a Paname
Grognards et grenadiers sont fous de moi
A Paname, Paname
Pendant la nuit des revolutionaires
Paname, Paname
A Paname blasè
Oh boulevards de Paris
Nel tempo senza età
Saremo armati
Saremo l’incubo degli annoiati
C’è chi danza e chi canta
Siamo gli angeli
Vogliamo vendetta, cherie cherie
Et guerre
A Paname, a Paname
Grognards et grenadiers sont fous de moi
A Paname, Paname
Pendant la nuit des revolutionaires
N’oubliez pas, n’oubliez pas
Grognards et grenadiers sont fous de moi
Paname, Paname
A Paname blasè
Saremo tempesta, tempesta e calore
La ghigliottina di ogni legge morale
A Paname, a Paname
Grognards et grenadiers sont fous de moi
A Paname, Paname
Pendant la nuit des revolutionaires
Paname, Paname
A Paname blasè..

Paris avance – Mano solo

Est-ce que Paris avance
De sa mouvance ?
Les mots ont-ils toujours leur chance ?
La pluie coule-t-elle ses ritournelles
Ses adieux de ruisseaux ?

Il faut que je le sache
Que je sorte et que je me lâche
Il faut que je me rassure
Que tout perdure
Que se cravachent les démesures

Paris se peint-il toujours
De ses couleurs d’esprit ?
Fait-elle encore l’amour
Dans une rencontre graffiti
La ville aux pavés de plage ?
Fabrique-t-elle encore de nouveaux alliages ?
Reste-t-il une civilisation
Pour ne pas fondre du plomb
Mais des chansons ?

Il faut que je le sache
Que je sorte et que je me lâche
Il faut que je me rassure
Que tout perdure
Que se cravachent les démesures

Peut-on toujours faire rouler une bille
Du Sacré-Coeur jusqu’à la Bastille ?
Paris brûle-t-il de tous ses feux,
De tous ses amoureux ?

Il faut que je le sache
Que je sorte et que je me lâche
Il faut que je me rassure
Que tout perdure
Que se cravachent les démesures

Est-ce que Paris s’allume
Sous ses contours de Lune ?
Les fleurs de nuit sont-elles toujours pareilles ?
Des couleurs du monde entier.

Est-ce que Paris s’affiche et s’en fiche ?
Est-ce que Paris se lâche et se fâche ?
Y’a-t-il toujours le vent d’amour
Pour me porter le coeur léger ?

Il faut que je le sache
Que je sorte et que je me lâche
Il faut que je me rassure
Que tout perdure
Que se cravachent les démesures

Paris – Olivia Ruiz

Je ne sais par où commencer,
Dois-je vivre la lune ou ma bonne étoile
A tant que la vie finisse par passer,
Ou provoquer le destin fatal

Paris dévoile mon amour,
Perdue parmi tous ces gens
Paris delivre mon amour,
Je serai sur le pont des amants

Tellement de gens et si peu de regards,
Tellement de gens et si peu de sourires
Jamais le temps de s’offrir au hasard,
Si peu de temps qu’on aimerait en finir

Paris dévoile mon amour,
Perdue parmi tous ces gens
Paris delivre mon amour,
Je serai sur le pont des amants

{Voix off:}
L’attitude un peu lasse,
Elle avance dans la foule,
Sans contraire de la marche
Un bateau ivre sur la houle

Belle Paris fais-toi géréreuse
Avec ma pauvre âme en peine
Je dirai partout que tu es merveilleuse,
Si tu me trouves un seul je t’aime

Paris dévoile mon amour,
Perdue parmi tous ces gens
Paris delivre mon amour,
Je serai sur le pont des amants.

Paris – Tryo

Paris ! lieu de culte et de pognon
Où tous les bons artistes viennent vivre leurs ambitions
On aligne les fûts de bière on oublie les cachetons
Y a tellement d’monde derrière qu’il faut jouer de toutes façons

Paris ! lieu mythique de la musique
Trois cents salles de concert, deux millions d’gens pour le public
Avec ça y a de de quoi faire dans l’arnaque artistique
Et les artistes se laissent faire, j’te parle même pas du public

Faut qu’ils s’activent
Pour qu’on qu’on qu’on s’cultive

Oh Paris ! Et toutes ses boîtes de nuit
Tout l’monde rêve d’y aller au moins une fois dans sa vie
Danser sous la terre sur les nouvelle technologies
Et casquer la bouteille pour épater les amis

Paris ! Avec ses discothèques où on t’mate à l’entrée
Des pieds jusqu’à la tête
T’as interêt à avoir d’l’a monnaie si t’as la tête du métèque
Conseil si tu viens d’la cité ne viens pas en baskets

Faut qu’ils s’activent
Pour qu’on qu’on qu’on s’cultive

Paris ! Et ses nombreux cinémas
Ecrans géants Dolby et tout l’tralala
Quand tu vois l’prix du yébi tu comprends mieux pourquoi
Nagui et ses amis font un audimat comme ça !

Paris ! Et sa superbe mairie qui n’entendra jamais
Tout c’que j’viens d’vous chanter
Tibéri et Chirac, son vieil ami
Sont occupés à de biens vastes projets

Faut qu’ils s’activent
Pour qu’on qu’on qu’on s’cultive

Paris – Marc Lavoine

Je marche dans tes rues
Qui me marchent sur les pieds
Je bois dans tes cafés

Je traîne dans tes métros
Tes trottoirs m’aiment un peu trop
Je rêve dans tes bistrots

Je m’assoie sur tes bancs
Je regarde tes monuments
Je trinque à la santé de tes amants

Je laisse couler ta seine
Sous tes ponts ta rengaine
Toujours après la peine

Je pleure dans tes taxis
Quand tu brilles sous la pluie
C’que t’es belle en pleine nuit

Je pisse dans tes caniveaux
C’est d’la faute à Hugo
Et j’picolle en argot

Je dors dans tes hôtels
J’adore ta tour Eiffel
Au moins elle, elle est fidèle

Quand j’te quitte un peu loin
Tu ressembles au chagrin
Ça m’fait un mal de chien

Paris Paris combien
Paris tout c’que tu veux
Boul’vard des bouleversés
Paris tu m’as renversé
Paris tu m’as laissé

Paris Paris combien
Paris tout c’que tu veux
Paris Paris tenu

Paris Paris perdu
Paris tu m’as laissé
Sur ton pavé

J’me réveille dans tes bras
Sur tes quais y a d’la joie
Et des loups dans tes bois

J’me glisse dans tes cinés
J’me perds dans ton quartier
Je m’y retrouverai jamais

Je nage au fil de tes gares
Et mon regard s’égare
J’vois passer des cafards sur tes bars

J’m’accroche aux réverbères
Tes pigeons manquent pas d’air
Et moi de quoi j’ai l’air

Paris Paris combien
Paris tout c’que tu veux
Boul’vard des bouleversés
Paris tu m’as renversé
Paris tu m’as laissé

Paris Paris combien
Paris tout c’que tu veux
Paris Paris tenu
Paris Paris perdu
Paris tu m’as laissé
Sur ton pavé

Je marche dans tes rues
Qui me marchent sur les pieds
Je bois dans tes cafés

Je traîne dans tes métros
Tes trottoirs m’aiment un peu trop
Je rêve dans tes bistrots