L’Impasse Florimont: ricordo di Georges Brassens

L’Impasse Florimont

L’Impasse Florimont, situata nel XIV arrondissement di Parigi nel quartiere di Plaisance, deve la sua fama al grande chansonnier francese Georges Brassens che vi trascorse una parte della sua vita come ricordato da numerose attestazioni e simboli.
Durante l’occupazione tedesca Brassens fu costretto ad affrontare un periodo di lavoro obbligatorio nel campo di Basdorf in Germania.
Nel 1944, dopo aver ottenuto un permesso per uscire dal campo, Brassens ne scappó e trovó un rifugio presso la casa al numero 9 del vicolo Florimont che all’epoca era abitata da Jeanne e Marcel.
Dopo la guerra, il successo travolse Brassens .
Una targa all’entrata della casa ci ricorda la permanenza in questo luogo di Tonton Georges:

“Georges Brassens
habita cette impasse
de 1944 a 1966
il y ecrivit
ses premieres chansons”

Il 22 settembre 1994, su iniziativa dell’associazione Les amis de Georges, un basso-rilievo in bronzo realizzato dal cantante Renaud è stato affisso di fronte alla casetta al numero 9 insieme a queste parole:  

Georges Brassens
Poète, musicien et chanteur
vécut dans cette maison
de 1944 à 1966
“et que j’emporte entre les dents
un flocon des neiges d’antan…”

Il primo ottobre 2005, tre gatti in terracotta realizzati da Michel Mathieu sono stati posti sopra l’ingresso della casa per ricordare i numerosi felini che popolarono la casa di Jeanne, l’accogliente padrona di casa.

Impasse Florimont
75014 Paris
Metro: Plaisance (linea 13)

La mauvaise réputation – Georges Brassens

Au village, sans prétention,
J’ai mauvaise réputation.
Qu’je m’démène ou qu’je reste coi
Je pass’ pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n’écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j’croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J’lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s’retrouv’ par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d’être Jérémie,
Pour d’viner l’sort qui m’est promis,
S’ils trouv’nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch’mins qui n’mènent pas à Rome,
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Tout l’mond’ viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.