Paris avance – Mano solo

Est-ce que Paris avance
De sa mouvance ?
Les mots ont-ils toujours leur chance ?
La pluie coule-t-elle ses ritournelles
Ses adieux de ruisseaux ?

Il faut que je le sache
Que je sorte et que je me lâche
Il faut que je me rassure
Que tout perdure
Que se cravachent les démesures

Paris se peint-il toujours
De ses couleurs d’esprit ?
Fait-elle encore l’amour
Dans une rencontre graffiti
La ville aux pavés de plage ?
Fabrique-t-elle encore de nouveaux alliages ?
Reste-t-il une civilisation
Pour ne pas fondre du plomb
Mais des chansons ?

Il faut que je le sache
Que je sorte et que je me lâche
Il faut que je me rassure
Que tout perdure
Que se cravachent les démesures

Peut-on toujours faire rouler une bille
Du Sacré-Coeur jusqu’à la Bastille ?
Paris brûle-t-il de tous ses feux,
De tous ses amoureux ?

Il faut que je le sache
Que je sorte et que je me lâche
Il faut que je me rassure
Que tout perdure
Que se cravachent les démesures

Est-ce que Paris s’allume
Sous ses contours de Lune ?
Les fleurs de nuit sont-elles toujours pareilles ?
Des couleurs du monde entier.

Est-ce que Paris s’affiche et s’en fiche ?
Est-ce que Paris se lâche et se fâche ?
Y’a-t-il toujours le vent d’amour
Pour me porter le coeur léger ?

Il faut que je le sache
Que je sorte et que je me lâche
Il faut que je me rassure
Que tout perdure
Que se cravachent les démesures

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Allo Paris – Mano Solo

Allo Paris, il est si tard, les doigts collés au combiné,
je relance encore avec l’espoir de te parler.
J’ai beau savoir que ça me fout le cafard,
je peux pas m’empêcher ,m’empêcher d’y croire.
La nuit sonne ses derniers coups, j’irai jusqu’au bout…
J’aurais voulu, quelque chose de bien…
J’aurais voulu que tu me dises viens….
Et là debout sur le trottoir comme chaque soir,
je te raconte l’histoire des larmes de rue dans les bars qui puent,
les regard moisis et les corps meurtris.

Allo Paris, tout est fini et putain je suis fatigué…
J’aurais voulu, quelque chose de bien…
J’aurais voulu que tu me dises viens…
Allo Paris, tout est fini, tu m’as tout pris même l’envie,
tu ne te souviens plus de rien,
tu oublies un peu plus chaque matin
et ta mémoire coule le long des trottoirs,
en noyant mon désir dérisoire…
J’aurais voulu, tout est foutu,
allo Paris, j’aurais voulu…